Historique

« Profiter de son nom, pour se faire un nom »

Depuis 1995, à Minjocèbos, qui signifie « mange-oignon » en occitan, hameau de la commune de Saint-Lys, une bastide entre Gascogne et Languedoc en pays Toulousain, se déroule une fête champêtre sur le thème du rire et de la convivialité autour de Catinou et Jacouti, deux personnages issus de la tradition théâtrale du burlesque populaire occitan. À cette occasion déjà se retrouvaient des maires de communes aux noms évocateurs : Escanecrabe, Rebirechioulet, Cassaniouze, Bourgougnague, Clochemerle…

Mais en 2003, Patrick Lasseube, bien connu pour son engagement culturel occitan, maire de la commune de Saint-Lys eut l'idée de donner un retentissement national à cet événement, en invitant toutes les communes de France aux noms burlesques et chantants à se rassembler, pour ainsi, « profiter de son nom pour ce faire un nom ».

 

 En avant pour un tour de France “toponymique, économique, comique et gastronomique” 

Ce fût là le démarrage en trombe d’une épopée qui, regroupant à peine 9 communes en 2003 en compte aujourd’hui plus d’une quarantaine. C’était l’occasion inespérée pour ces villages de sortir de l’anonymat, de se faire connaître, promouvoir leur patrimoine architecturel, leur attrait touristique, assurer la promotion de leurs produits de terroir, d’être, une fois par an, “le centre de la France” pour la commune organisatrice de la rencontre annuelle.

Après Minjocébos en 2003, ce fût le tour de Beaufou en 2004, Cocumonten 2005, Arnac la Poste en 2006, Clochemerle en 2007, Vatan en 2008,Bouzillé en 2009, Cassaniouze en 2010, Corps Nuds en 2011 et pour les années à venir : Andouillé 2012, Vinsobres en 2013, Beaufou 2014, Le Quiou 2015 etc…

 

"Une idée pas commune !”


Patrick Lasseube
, Président fondateur de ce groupement de communes a ainsi inventé de toute pièce un événement qui n’existait pas en France, la rencontre de petites communes éparpillées sur tout l’hexagone qui mettent en commun le burlesque et le pittoresque de leur nom, pour se faire connaître : avouez là que c’est une idée “pas commune”, selon l’expression même du journaliste Laurent Ruquier.


Dans ce contexte rien d’étonnant d’y retrouver 
André DAGUIN, grand chef de cuisine Gascon, parrain de cette aventure. Les maires, les associations, les artisans s’organisent en délégations pour porter haut les couleurs de leurs villages. Ainsi, le burlesque s’associe étroitement à l’économie et le rire, liant naturel de la convivialité, soude encore plus la destinée de ces communes. Ici, il n’y a pas de place à la grossièreté, ni aux jeux de mots vulgaires.