Minjocébos

Association Païs de Catinou et Jacouti

Président: Didier Heuillet

Nom des Habitants: Les Minjocèbols

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    Mengesèbes ou Minjocèbos est une expression qui signifie “mange des oignons !”.
    C’est le nom d’un authentique hameau de la commune de Saint-Lys, une bastide de brique blottie entre la Gascogne et le Languedoc. Sous l’orthographe “Mengessèbes” ce lieu-dit figure déjà en 1781 sur la carte CASSINI.  Minjocèbos est devenu célèbre depuis que l’écrivain journaliste occitan Charles Mouly l’a choisi en 1940 comme nom de village où évoluent ses personnages truculents et burlesques, Catinou et Jacouti. Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Pour leurs déplacements, Charles Mouly et sa troupe de théâtre empruntaient la ligne du petit train départemental et le nom de la halte de Minjocèbos avait attiré leur attention parmi d’autres noms tout aussi pittoresques, tels Escanecrabe ou Rebirechiolet. Charles Mouly affirme qu’il n’a jamais entendu parler d’un autre Minjocèbos comme souvent cela se produit en toponymie, une particularité qui renforce l’authenticité de ce hameau rentré dans la légende tout comme Clochemerle en Pays Beaujolais. Minjocèbos et Clochemerle ont une histoire parallèle, ils sont l’un et l’autre au centre d’histoires mêlant le burlesque au quotidien des gens du pays. Par sa verve, sa bonne humeur et son solide bon sens, le couple Catinou et Jacouti a, sous la plume intarissable de Charles Mouly, diverti des milliers de lecteurs, d’auditeurs et de spectateurs, secouant notre Midi d’un énorme éclat de rire. Les écrits de Charles Mouly ont été maintes fois réédités, Leur extraordinaire popularité a incontestablement marqué une époque, en perpétuant une
    certaine tradition du rire.
    Le personnage de la Catinou tient de la “Mama” méditerranéenne, c’est la Madame Sintes de la Famille Hernandez avec un physique à la Dubout. Catinou et Jacouti c’est Laurel et Hardi ! Le rire, l’esprit farceur des gens dans les terroirs est un art de vivre qui se perpétue.
    Le petit hameau de Minjocèbos ne compte aujourd’hui que quelques habitations regroupées de part et d’autre d’une petite route. Dans le temps, un moulin à vent et une forge faisaient l’animation de ce hameau. Nous gardons toujours présent dans nos mémoires le souvenir d’Armand Serres, forgeron de son état et de ces deux fils, Jean et Aimé, qui ont animé la forge familiale sur plusieurs générations dont la réputation s’étendait sur tout le pays de Saint-Lys. Armand Serres avait même adressé à Charles Mouly son manuscrit sur “L’aventura del mul del faouré de Minjocèbos” (L’aventure du mulet du forgeron de Minjocèbos) en lui déclarant : “Je l’avais toujours dit que Minjocèbos deviendrait célèbre !”.
    L’association CATINOU, créée en 1995, à l’occasion du 50 anniversaire de la création de la Catinou, l’association “Païs de Catinou e Jacouti”, présidée par Didier Heuillet, habitant de Minjocèbos, poursuit l’idéal de vie créé par Charles Mouly, celui du rire et du burlesque puisé dans le terroir occitan. L’association est active dans la promotion de la langue occitane, la toponymie, l’édition et l’aide à la création théâtrale sur le thème de la Catinou, l’histoire locale. C’est à l’occasion de la fête annuelle de la Catinou à Minjocèbos que se sont retrouvés pour la première fois des communes aux noms burlesques telles que Escanecrabe, Cassaniouze, Clochemerle, Moncucq, Gigouzac… L’association a activement participée à la mise en place de l’enseignement bilingue Français/Occitan aux écoles maternelles et primaires qui remportent un vif succès sur la commune. En 2006, un centre de documentation occitane a vu le jour à la Médiathèque communale qui s’est enrichi du dépôt des archives de Charles Mouly.
     
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    Minjocèbos, mot en Occitan qui signifie mange des oignons. De l’Occitan “minja” (mange) et Cèbas (oignons). Nous avons affaire à un sobriquet burlesque que Charles Mouly remarqua lors d’un voyage en train. Il en fit le haut lieu des aventures de Catinou et Jacouti, couple inventé de toute pièce par ses soins dans les années 40.
    Sur les ondes de Radio Toulouse, dans l’émission des Pescofis, apparaît pour la première fois la voix de la Catinou.
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    Cassoulet aux fèves
    Pour 4 personnes
     
    1 kilo de fèves fraîches épluchées,
    1 carotte, 1 oignon, thym, laurier,
    10 gousses d’ail épluchées et hachées,
    200 g de poitrine de porc salé coupée en cube,
    4 cuisses de confit de canard,
    4 saucisses de couenne,
    4 morceaux de saucisse de Toulouse de 100 g chacun,
    150 g de graisse de canard,
    150 g de couenne fraîche
    2 litres de bouillon de canard.
     
    Ecosser les fèves et les éplucher.
    Blanchir la poitrine de porc et la rafraîchir.
    Faire suer dans un faitout la graisse de canard, la carotte et l’oignon.
    Ajouter les couennes, la poitrine de porc blanchie, mouiller avec le bouillon de canard.
    Plonger le bouquet garni et l’ail haché et laisser cuire environ une heure.
    Pendant ce temps, dans une poêle, faire colorer le confit de canard, la saucisse de Toulouse et la saucisse de Couenne.
    Ajouter le tout avec les fèves dans le bouillon et laisser mijoter 20 minutes.
    Verser dans une cassolette en terre et cuire à four très chaud thermostat 7/8 pendant 15 minutes
    afin d’obtenir une pellicule bien dorée.